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La LAS repose sur un principe fondateur : l’étudiant choisit une licence disciplinaire (droit, biologie, histoire, mathématiques…) à laquelle il associe une option « accès santé ». Cela permet de présenter un dossier d’entrée dans les filières MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie) à la fin de la 1ère, 2ème ou 3ème année de licence. Cette scission a plusieurs conséquences :
La LAS autorise jusqu’à deux tentatives pour accéder à une filière santé. Le niveau d’exigence et la sélectivité restent toutefois très élevés. Selon les données du Ministère de l’enseignement supérieur (MESRI), moins de 20 % des candidats LAS accèdent directement à la 2e année MMOPK après la première tentative (source : MESRI, 2023).
L’un des choix déterminants pour la réussite en LAS concerne la licence principale. Contrairement à l’ancienne PACES, il ne s’agit plus d’une année « 100 % santé » : le choix d’une licence disciplinaire (sciences de la vie, droit, lettres, psychologie, STAPS, etc.) influe sur l’organisation du travail, la motivation et les chances de réussir en cas de non admission en santé.
Le choix doit être guidé par l’affinité avec la licence, l’appétence pour le programme, et la capacité à tenir un rythme soutenu dans deux domaines différents. Les universités elles-mêmes recommandent souvent de ne pas choisir « par défaut », mais selon un projet personnel cohérent.
Réussir une LAS demande une organisation rigoureuse. L’emploi du temps est souvent scindé entre les matières de la licence principale (en général 60 % à 70 % du volume horaire) et les enseignements spécifiques de l’option santé (environ 30 % à 40 %).
| Licence majeure | Option santé | Volumes horaires hebdomadaires moyens |
|---|---|---|
| Sciences de la vie | Option santé (UE spécifiques) | 20h / 10h |
| Droit | Option santé (UE spécifiques) | 18h / 8h |
Ce double cursus implique de grandes qualités d’organisation :
Des difficultés sont fréquemment rapportées au moment des partiels, où la simultanéité des évaluations dans les deux domaines impose une forte capacité d’adaptation (source : L’Étudiant).
L’option santé représente le cœur de la LAS pour les aspirants à la médecine ou aux filières de santé. Elle englobe diverses Unités d’Enseignement (UE) : biologie cellulaire, anatomie, physiologie, santé publique, méthodologie de raisonnement clinique, etc.
Il est essentiel de maîtriser la logique de l’option santé (travail sur QCM, esprit de synthèse, gestion du stress) et de s’autoévaluer régulièrement sur des sujets types. Les universités recommandent la participation à des dispositifs d’accompagnement (tutorats, parrainage, tutorat santé universitaire).
Pour être admis à passer les épreuves de sélection MMOPK, l’étudiant doit valider l’ensemble de ses Unités d'Enseignement, à la fois dans la licence principale et dans l’option santé. Les critères généralement scrutés sont :
Chaque université fixe ses propres seuils de sélection et le nombre de places en 2e année. Un exemple : à l’Université de Paris Cité, sur plusieurs centaines d’étudiants en LAS, seuls 10 % environ accèdent à la filière médecine après la première année (source : université Paris Cité, chiffres 2022).
La LAS est souvent perçue comme moins stressante que l’ancienne PACES, mais la sélection reste rude. Face à la densité des programmes et au niveau d’exigence, il est capital de savoir gérer la pression :
L’existence de plans B concrets, grâce à la licence disciplinaire, contribue à réduire l’anxiété liée à l’orientation.
Les résultats disponibles font état d’un taux de réussite variable, rarement supérieur à 20 % pour une admission directe en 2e année MMOPK après le premier passage (sources : MESRI, universités françaises). Cependant, la LAS est un vrai tremplin : la possibilité de re-candidater en L2 ou L3 sans « perdre » une année apporte une sécurité supplémentaire.
| Filière visée | Taux d’admission directe après un an | Taux après deuxième tentative |
|---|---|---|
| Médecine | 8 à 12 % | 15 à 18 % |
| Pharmacie | 10 à 18 % | 20 à 25 % |
| Odontologie | 8 à 10 % | 14 à 17 % |
La grande majorité des étudiants non admis poursuivent leur cursus dans la licence principale, avec un taux de réorientation ou de réussite en poursuite d’études satisfaisant.
Les retours des étudiants et des enseignants montrent que la LAS reste perçue comme une filière sélective et difficile, mais mieux adaptée aux diversités de profils. Un dialogue accru entre universités, lycées et familles pourrait améliorer la préparation amont. Par ailleurs, le développement de dispositifs de suivi (accompagnement psychologique, tutorat, suivi individualisé) est unanimement jugé prioritaire. L’évolution annuelle des modalités d’accès aux filières de santé confirme la nécessité d’une veille suivie sur les conditions d’admission.
La réussite en LAS dépend à la fois d’une solide organisation, d’une préparation à la dualité des contenus, d’une bonne gestion du stress, et d’une capacité à rebondir en cas d’échec. En combinant ambition et pragmatisme, chaque candidat trouvera sa place dans le nouveau paysage universitaire français, qu’il accède ou non aux filières MMOPK.
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