Pour comprendre efficacement le parcours et les chances de réussite en Licence Accès Santé (LAS) avec option santé dans une université française, il est essentiel de saisir plusieurs aspects clés. Le choix judicieux de la licence disciplinaire, la maîtrise de l’organisation entre matières spécifiques et option santé, l’adaptation au mode d’évaluation, la connaissance des critères de sélection pour l’accès aux filières médicales, et la compréhension du contexte universitaire actuel sont déterminants. L’accompagnement personnalisé, la méthodologie de travail autonome, ainsi que la préparation psychologique face à la sélection, constituent autant de leviers majeurs pour optimiser ses chances. Les chiffres de réussite, variant selon les universités et les filières, témoignent du caractère exigeant de ce parcours et de la nécessité d’une préparation rigoureuse.

Comprendre la LAS et son fonctionnement

La LAS repose sur un principe fondateur : l’étudiant choisit une licence disciplinaire (droit, biologie, histoire, mathématiques…) à laquelle il associe une option « accès santé ». Cela permet de présenter un dossier d’entrée dans les filières MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie) à la fin de la 1ère, 2ème ou 3ème année de licence. Cette scission a plusieurs conséquences :

  • Une diversification du profil des étudiants accédant aux études de santé.
  • Un cursus qui combine compétences propres à la licence choisie et connaissances médicales via l’option santé.
  • Une souplesse accrue, permettant si besoin de poursuivre la licence classique en cas d’échec à l’accès MMOPK.

La LAS autorise jusqu’à deux tentatives pour accéder à une filière santé. Le niveau d’exigence et la sélectivité restent toutefois très élevés. Selon les données du Ministère de l’enseignement supérieur (MESRI), moins de 20 % des candidats LAS accèdent directement à la 2e année MMOPK après la première tentative (source : MESRI, 2023).

Bien choisir sa licence majeure

L’un des choix déterminants pour la réussite en LAS concerne la licence principale. Contrairement à l’ancienne PACES, il ne s’agit plus d’une année « 100 % santé » : le choix d’une licence disciplinaire (sciences de la vie, droit, lettres, psychologie, STAPS, etc.) influe sur l’organisation du travail, la motivation et les chances de réussir en cas de non admission en santé.

  • Sciences de la vie et biologie : très plébiscitée car elle offre une continuité avec le programme de l’option santé et une « porte de secours » naturelle pour des masters scientifiques en cas d’échec.
  • Droit, économie, lettres : une minorité d’étudiants optent pour ces filières, mais elles sont possibles. Elles demandent un vrai intérêt pour la discipline majeure et un excellent équilibre organisationnel.
  • Psychologie, STAPS, informatique : certaines universités proposent des LAS originales, qui demandent une adaptation méthodologique importante.

Le choix doit être guidé par l’affinité avec la licence, l’appétence pour le programme, et la capacité à tenir un rythme soutenu dans deux domaines différents. Les universités elles-mêmes recommandent souvent de ne pas choisir « par défaut », mais selon un projet personnel cohérent.

Organisation du temps et méthodologie : la clé du succès

Réussir une LAS demande une organisation rigoureuse. L’emploi du temps est souvent scindé entre les matières de la licence principale (en général 60 % à 70 % du volume horaire) et les enseignements spécifiques de l’option santé (environ 30 % à 40 %).

Répartition type des enseignements en LAS (exemple)
Licence majeure Option santé Volumes horaires hebdomadaires moyens
Sciences de la vie Option santé (UE spécifiques) 20h / 10h
Droit Option santé (UE spécifiques) 18h / 8h

Ce double cursus implique de grandes qualités d’organisation :

  • Planification : Utiliser un agenda pour répartir les révisions, privilégier la régularité au travail de dernière minute.
  • Priorisation : Identifier les matières à enjeux forts (UE santé, matières à gros coefficient dans la licence) pour éviter les défaillances.
  • Méthodologie active : Fiches, QCM, entraînement sur annales de l’option santé, mise en place de groupes de travail.

Des difficultés sont fréquemment rapportées au moment des partiels, où la simultanéité des évaluations dans les deux domaines impose une forte capacité d’adaptation (source : L’Étudiant).

Option santé : un module exigeant mais décisif

L’option santé représente le cœur de la LAS pour les aspirants à la médecine ou aux filières de santé. Elle englobe diverses Unités d’Enseignement (UE) : biologie cellulaire, anatomie, physiologie, santé publique, méthodologie de raisonnement clinique, etc.

  • Contenus pédagogiques alignés sur les prérequis des études de santé (souvent pluridisciplinaires, avec de nombreux QCM).
  • Modalités d’évaluation variées : examens écrits, oraux (notamment épreuves relevant des compétences comportementales), dossiers à rendre.
  • Taux d’admissibilité très sélectif : en 2022, en LAS, seuls près de 10 % des étudiants candidats sur la première session d’examen accèdent à la phase d’admission orale (source : Le Figaro Étudiant).

Il est essentiel de maîtriser la logique de l’option santé (travail sur QCM, esprit de synthèse, gestion du stress) et de s’autoévaluer régulièrement sur des sujets types. Les universités recommandent la participation à des dispositifs d’accompagnement (tutorats, parrainage, tutorat santé universitaire).

Critères de sélection et dossier admissible

Pour être admis à passer les épreuves de sélection MMOPK, l’étudiant doit valider l’ensemble de ses Unités d'Enseignement, à la fois dans la licence principale et dans l’option santé. Les critères généralement scrutés sont :

  • Excellence académique : notes supérieures à la moyenne dans tous les modules.
  • Équilibre du parcours : pas d’échec dans la licence ni dans l’option santé.
  • Dossier global : certains parcours (notamment pour la kinésithérapie) prennent en compte la cohérence du dossier, l’implication dans la vie universitaire, voire des expériences extra-académiques.

Chaque université fixe ses propres seuils de sélection et le nombre de places en 2e année. Un exemple : à l’Université de Paris Cité, sur plusieurs centaines d’étudiants en LAS, seuls 10 % environ accèdent à la filière médecine après la première année (source : université Paris Cité, chiffres 2022).

Mieux vivre la pression et s’adapter à la sélection

La LAS est souvent perçue comme moins stressante que l’ancienne PACES, mais la sélection reste rude. Face à la densité des programmes et au niveau d’exigence, il est capital de savoir gérer la pression :

  • Accompagnement psychologique : recours à la médecine universitaire, participation à des groupes de parole facilitant l’échange sur le vécu de la sélection.
  • Développement de la résilience : capacité à rebondir en cas d’échec (la LAS offrant deux tentatives maximum pour candidater en MMOPK).
  • Maintien de l’équilibre vie personnelle/études : importance de conserver des activités sportives ou sociales pour limiter l’usure mentale.

L’existence de plans B concrets, grâce à la licence disciplinaire, contribue à réduire l’anxiété liée à l’orientation.

Taux de réussite et perspectives après une LAS

Les résultats disponibles font état d’un taux de réussite variable, rarement supérieur à 20 % pour une admission directe en 2e année MMOPK après le premier passage (sources : MESRI, universités françaises). Cependant, la LAS est un vrai tremplin : la possibilité de re-candidater en L2 ou L3 sans « perdre » une année apporte une sécurité supplémentaire.

Taux de réussite en LAS (données 2022, fourchette nationale)
Filière visée Taux d’admission directe après un an Taux après deuxième tentative
Médecine 8 à 12 % 15 à 18 %
Pharmacie 10 à 18 % 20 à 25 %
Odontologie 8 à 10 % 14 à 17 %

La grande majorité des étudiants non admis poursuivent leur cursus dans la licence principale, avec un taux de réorientation ou de réussite en poursuite d’études satisfaisant.

Conseils pratiques pour maximiser ses chances en LAS

  1. Bien s’informer sur l’offre universitaire : étudier le contenu des LAS proposées par chaque université, intervenir lors des salons ou des JPO (Journées Portes Ouvertes).
  2. Travailler en continu : privilégier l’apprentissage progressif, s’exercer régulièrement sur les modalités des épreuves, ne pas attendre les révisions de dernière minute.
  3. Savoir demander de l’aide : intégrer des groupes tutorés, solliciter des entretiens pédagogiques, échanger avec d’anciens étudiants de LAS.
  4. Anticiper les échéances : repérer les calendriers des admissions, dates d’examens, échéances des dossiers pour ne pas être pris de court.
  5. S’ouvrir à d’autres perspectives : envisager très tôt la poursuite dans la licence, réfléchir à des doubles licences ou à des réorientations stratégiques.

Pistes d'amélioration pour les années futures

Les retours des étudiants et des enseignants montrent que la LAS reste perçue comme une filière sélective et difficile, mais mieux adaptée aux diversités de profils. Un dialogue accru entre universités, lycées et familles pourrait améliorer la préparation amont. Par ailleurs, le développement de dispositifs de suivi (accompagnement psychologique, tutorat, suivi individualisé) est unanimement jugé prioritaire. L’évolution annuelle des modalités d’accès aux filières de santé confirme la nécessité d’une veille suivie sur les conditions d’admission.

La réussite en LAS dépend à la fois d’une solide organisation, d’une préparation à la dualité des contenus, d’une bonne gestion du stress, et d’une capacité à rebondir en cas d’échec. En combinant ambition et pragmatisme, chaque candidat trouvera sa place dans le nouveau paysage universitaire français, qu’il accède ou non aux filières MMOPK.

En savoir plus à ce sujet :