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Le taux de réussite en PASS mesure la proportion d’étudiants admis en deuxième année de médecine par rapport au nombre d’inscrits en première année de PASS dans une université donnée, pour une filière de santé. Selon les données publiées par le Ministère de l’Enseignement supérieur et relayées par l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), ce taux varie selon la taille de la faculté, la politique locale d’accueil, la capacité d’accueil (numérus apertus), ainsi que l’accompagnement pédagogique.
Les statistiques officielles laissent apparaître de fortes différences entre les universités. L’accès à la deuxième année de médecine est toujours très sélectif mais le taux de réussite moyen varie : il oscille nationalement entre 10 % et 23 %, selon les chiffres recoupés en 2023 (L’Etudiant, 2023). Voici un tableau synthétique, établi à partir des données de l’ANEMF et de plusieurs médias spécialisés, qui met en perspective les taux de réussite repérés dans quelques grandes facultés françaises pour la filière médecine.
Ce tableau illustre les disparités les plus marquantes :
| Université | Taux de réussite PASS en médecine (%) | Nombre d'inscrits PASS (2022) | Nombre de places en 2e année (numérus apertus) |
|---|---|---|---|
| Université de Paris (ex Paris Descartes/Sorbonne) | 14 | 2330 | 330 |
| Université Lyon 1 (Claude Bernard) | 16 | 1045 | 170 |
| Université Toulouse III (Paul Sabatier) | 22 | 930 | 205 |
| Université de Strasbourg | 17 | 800 | 140 |
| Université d’Angers | 21 | 730 | 155 |
| Université Montpellier | 13 | 1150 | 150 |
| Université Marseille (Aix-Marseille) | 15 | 1250 | 185 |
À retenir : Dans certaines villes universitaires comme Toulouse ou Angers, le taux moyen de réussite approche ou franchit les 20 %, alors qu’il descend autour de 13 % dans des facultés de très grande taille comme Paris ou Montpellier.
Plusieurs éléments interviennent dans cette disparité des taux de réussite :
Le numerus clausus, supprimé en 2020, a été remplacé par le numerus apertus. Il ne fixe plus un nombre national de places mais laisse chaque université décider, avec l’ARS, combien d’étudiants peuvent passer en deuxième année. La logique vise à mieux adapter l’offre de formation aux besoins de santé territoriaux. Mais d’une fac à l’autre, l’écart de places demeurent important.
Ces chiffres montrent que le niveau de “sélectivité” ne dépend pas seulement du nombre total d’étudiants mais bien du ratio entre candidats et places ouvertes.
En dehors de la seule filière médecine, le PASS permet également un accès aux études de pharmacie, d’odontologie et de maïeutique. Le taux de réussite pour l’ensemble des études de santé est donc parfois légèrement supérieur au seul parcours vers la médecine. Par exemple, à Lyon, le taux global atteint près de 22 % toutes filières confondues, alors qu’il reste à 16 % pour la seule médecine (Le Figaro Etudiant, 2023).
Enfin, de nombreuses universités proposent également des passerelles depuis d’autres cursus (notamment la LAS) et réintègrent dans leurs statistiques certains candidats qui réintègrent la filière après une année supplémentaire.
Les écarts de taux de réussite mis en avant ne sont pas forcément révélateurs d’un niveau intrinsèque de difficulté ou de qualité pédagogique, mais traduisent surtout la pression liée au flux d’étudiants candidats et au nombre de places offertes. Quelques points à retenir :
L’introduction du numerus apertus et la modulation locale des taux de réussite en PASS marquent une évolution clé du système français de sélection pour les études médicales. À l’heure où les besoins en professionnels de santé restent pressants dans de nombreux territoires, les universités cherchent à mieux adapter leur offre de formation et à maintenir, autant que possible, l’équité d’accès. Pour chaque candidat, il est désormais crucial de bien s’informer sur les taux de réussite réels selon les facultés et d’en tirer toutes les conséquences dans sa stratégie d’orientation.
Pour approfondir sur les chiffres et stratégies d’accès en médecine, consulter les études et bases de données du Ministère de l’Enseignement supérieur (Plateforme officielle) et les publications régulières de l’ANEMF (Site de l’ANEMF).
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