Le Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) est aujourd’hui la voie principale pour l’entrée en études de santé en France (médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique). Voici une synthèse des éléments importants à connaître concernant la disponibilité du PASS :
  • Le PASS est proposé dans l’immense majorité des universités françaises disposant d’une faculté de santé ou de médecine.
  • Chaque université adapte localement l’offre, parfois en liaison avec plusieurs sites géographiques ou antennes régionales.
  • Le nombre de places varie d’une université à l’autre, en fonction des capacités d’accueil et des besoins en professionnels de santé.
  • Des spécificités existent selon les régions et les universités, sur les attendus, la structure du parcours et le contenu des enseignements complémentaires.
  • La liste des universités proposant le PASS est actualisée chaque année par le Ministère de l’Enseignement supérieur et consultable sur Parcoursup et le site du ministère.

Le PASS : définition et enjeux

Le PASS, Parcours d’Accès Spécifique Santé, a succédé à la Première Année Commune aux Études de Santé (PACES) en 2020. Il constitue désormais la voie privilégiée pour l’accès aux études médicales, pharmaceutiques, odontologiques et de sage-femme (maïeutique), venant remplacer l’ancien numerus clausus par une sélection fondée sur le contrôle continu, les examens et l’ensemble du parcours de l’étudiant.

Ce parcours, d’une durée d’un an, associe des enseignements scientifiques fondamentaux (anatomie, physiologie, biologie…), des cours d’introduction à la pratique médicale et une option disciplinaire hors santé (un enseignement mineur parmi une liste de matières extra-médicales). L’objectif : favoriser la réussite et permettre une réorientation immédiate vers une autre licence en cas d’échec à l’issue de la première année.

Répartition nationale : quelles universités proposent le PASS ?

Le PASS est proposé dans la quasi-totalité des universités françaises dotées d’une composante santé (médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique). En 2024, sur les plus de 70 universités françaises, une trentaine accueillent chaque année plusieurs milliers de candidats en PASS, souvent sur plusieurs sites (grandes villes universitaires et antennes régionales).

Voici un aperçu détaillé de la répartition géographique du PASS :

Région Universités et villes principales
Île-de-France Université Paris Cité, Sorbonne Université, Université Paris Saclay, Université Paris-Est Créteil, Université Paris-Est Marne-la-Vallée
Auvergne-Rhône-Alpes Université Claude Bernard Lyon 1, Université Grenoble Alpes, Université Clermont Auvergne, Université Jean Monnet Saint-Étienne
Provence-Alpes-Côte d’Azur Aix-Marseille Université, Université de Nice Côte d’Azur
Occitanie Université de Montpellier, Université Toulouse III Paul Sabatier, Université de Perpignan
Nouvelle-Aquitaine Université de Bordeaux, Université de Poitiers, Université de Limoges
Hauts-de-France Université de Lille, Université de Picardie Jules Verne (Amiens)
Grand Est Université de Strasbourg, Université de Lorraine (Nancy, Metz), Université de Reims Champagne-Ardenne
Bourgogne-Franche-Comté Université de Bourgogne (Dijon), Université de Franche-Comté (Besançon)
Centre-Val de Loire Université de Tours, Université d'Orléans
Normandie Université de Caen Normandie, Université de Rouen Normandie
Pays de la Loire Université de Nantes, Université d’Angers
Bretagne Université de Rennes 1, Université de Bretagne Occidentale (Brest)
Corse Université de Corse Pasquale Paoli (site partenaire, mineure santé possible, stage possible à Marseille)
Outre-mer Université des Antilles (Guadeloupe, Martinique), Université de la Réunion

Le PASS est également accessible dans plusieurs antennes universitaires, permettant ainsi aux étudiants d’étudier au plus près de leur domicile dans des régions comptant parfois peu de professionnels de santé.

Variations locales et capacités d’accueil

Si le PASS est présent dans la plupart des grandes universités, chaque faculté de santé définit ses capacités d’accueil, ses modalités de sélection et certaines spécificités pédagogiques. Ce sont ces variables qui font du choix d’une université une décision stratégique pour les candidats.

Nombre de places (“capacité d’accueil”) :

La France compte chaque année environ 17 000 places de PASS tous sites confondus (source : Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche). Ce chiffre est actualisé selon les besoins en professionnels de santé sur les territoires. Ainsi, Lyon, Paris et Marseille accueillent un grand nombre d’étudiants, tandis que certaines universités régionales limitent volontairement leurs recrutements pour maintenir un taux d’encadrement optimal.

  • Université Paris Cité : environ 1 400 places PASS (sites Saint-Germain, Bichat, etc.)
  • Université Claude Bernard Lyon 1 : plus de 1 200 places
  • Aix-Marseille Université : 1 100 à 1 200 places sur plusieurs sites (Timone, Nord, etc.)
  • Université de Lille : près de 1 000 places
  • Universités de taille régionale (Poitiers, Limoges, Amiens, Besançon) : 150 à 350 places

Modalités de sélection :

La sélection se fait sur la base des résultats obtenus lors de l’année de PASS (contrôle continu, examens finaux, oraux d’admission). La répartition des places en médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique est fixée chaque année par arrêté ministériel (référence site MESR et Arrêté 2023-2024).

Particularités régionales et innovations pédagogiques

Certaines universités se distinguent par des innovations pédagogiques ou des adaptations régionales spécifiques :

  • Bordeaux : dispositifs d’accompagnement renforcés pour les étudiants en difficulté.
  • Grenoble : PASS parfois accessible sur plusieurs sites délocalisés (Chambéry, Valence).
  • Caen : mise en place précoce d’une vraie mineure disciplinaire hors santé (sciences sociales, droit, etc.), facilitant la réorientation.
  • Outre-mer : partenariats avec les universités de métropole pour garantir la continuité de la formation en cas de poursuite d’études.

Le contenu des mineures et des accompagnements varie, chaque université devant publier annuellement la liste de ses options, le détail des programmes et les modalités d’admission. Il existe ainsi des adaptations pour les sportifs de haut niveau, les personnes en situation de handicap, ou des dispositifs d’ouverture sociale visant à diversifier les profils (source : Universités, site « Parcoursup »).

PASS vs LAS : pourquoi le PASS est-il si répandu ?

Si tous les lycéens peuvent postuler à la fois au PASS et à la LAS (Licence avec Accès Santé), de nombreux étudiants privilégient le PASS pour sa proximité avec l’ancien modèle PACES, sa clarté organisationnelle et le fait qu’il se déroule en grande partie dans les locaux des facultés de médecine. Par ailleurs, chaque université conserve la main sur la proportion d’accès via PASS ou LAS, mais le PASS reste la filière la plus ouverte en nombre de places sur la majorité du territoire.

Exemple : à Lyon, 65 à 70 % des admissions en deuxième année de médecine passent encore par la filière PASS, contre environ 30 à 35 % par LAS.

Comment candidater, sur quels critères choisir une université PASS ?

La candidature au PASS s’effectue via la plateforme Parcoursup (https://www.parcoursup.fr/) qui regroupe chaque année l’offre actualisée de l’ensemble des universités françaises. Il est donc crucial de bien comparer les offres PASS en fonction :

  • Des capacités d’accueil (nombre de places PASS par université)
  • Des matières complémentaires/minorées proposées
  • Du taux de réussite en première année (variable selon les universités)
  • Des dispositifs de soutien et d’accompagnement offerts
  • De la proximité géographique et des possibilités d’hébergement, en particulier pour les étudiants originaires de zones sous-dotées

À noter : la majorité des PASS exigent un très bon dossier scolaire (série générale, très bons résultats en sciences, motivation démontrée), la sélection étant particulièrement forte dans les universités des grandes métropoles.

L’avenir du PASS : vers une offre repensée et adaptée aux défis territoriaux

Alors que la France doit relever le défi de la pénurie médicale dans plusieurs départements et zones rurales, le maintien d’une offre PASS large et bien répartie sur le territoire est un enjeu sanitaire de premier plan. Plusieurs universités travaillent à développer des “PASS territorialisés” ou délocalisés, notamment sous forme de « sites secondaires » (par exemple, le PASS de l’université de Tours, accessible depuis Châteauroux). Ces initiatives visent à encourager l’installation future de médecins dans les zones sous-dotées, en permettant aux étudiants de débuter leurs études dans leur région d’origine.

La réforme du premier cycle des études de santé reste évolutive : des ajustements annuels sont régulièrement annoncés par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche afin de répondre à la fois aux besoins des territoires, aux attentes des étudiants et aux évolutions pédagogiques.

Ressources officielles et sources pour s’informer

Le choix d’une université proposant le PASS doit donc s’appuyer sur des informations actualisées, une vision claire des capacités locales, et la prise en compte des spécificités pédagogiques. Il reste essentiel de consulter les sources officielles pour toute orientation décisive.

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